Elise Gallet, parole à la défense

Elise Gallet, parole à la défense

Elise Gallet a le droit dans la peau et l’amour des gens chevillé au cœur. Du pain bénit pour tous les employeurs attaqués, dont elle ne se lasse jamais de défendre les droits. En audience comme en coulisses, l’avocate en droit social contentieux n’a qu’un seul mot d’ordre : l’engagement, plein et entier.

Sans doute s’était-elle rêvée héroïne d’un roman d’un autre genre. Prof de sport, avait-elle un jour prophétisé. Kiné, s’était-elle un temps pensée faite. Ingénieure sur un circuit automobile, avaient même satellisé ses fantasmes. Comme tant et tant de petites filles avant -et après- elle, Elise GALLET n’a jamais donné corps à ses projections infantiles. Qu’à cela ne tienne, puisqu’elle a très tôt donné vie à une passion autrement galopante et devenue inaltérable. « Pour le droit et l’entreprenariat ! », clame-t-elle dans un large sourire.

Elise l’avoue sans ambages : c’est par curiosité et envie de découverte -« et aussi parce que j’aimais beaucoup travailler »- qu’elle a choisi d’intégrer la Fac de droit d’Angers au sortir de son bac scientifique. Cinq ans d’un apprentissage parfois roboratif, pour elle des plus enrichissants, ont au-delà façonné son caractère et sa personnalité. « De mes 5-6 ans jusqu’à la fac, justement, j’ai fait de la gymnastique à un haut niveau. J’ai vécu mes études de droit un peu comme on prépare une compétition, en répétant mes gammes, en recommençant là où j’échouais, en remettant le métier sur l’ouvrage, sans jamais rien lâcher. J’ai toujours fonctionné ainsi. Jusqu’à aujourd’hui. »

Au prochain marathon de Paris

Aujourd’hui, l’Angevine a 41 ans, un fils, un entourage solide, un équilibre. Depuis ses études et l’obtention de son diplôme à l’école d’avocats de Poitiers, rien d’autre, professionnellement, que son lieu de résidence n’a changé pour elle. L’hyperactive court encore et toujours au devant de chacune de ses nouvelles aventures, tête vers l’horizon, sans jamais regarder derrière. Telle l’athlète, dévoreuse de bitume, qu’elle est avec le temps devenue. « Je cours, je cours, c’est un peu ce qui rythme mon quotidien », sourit encore celle qui s’affranchira, en avril prochain, de sa première expérience sur le monumental marathon de Paris. « Un accomplissement ! », savoure-t-elle.

Mais après quoi court en réalité Maître GALLET ? La gloire ? La reconnaissance populaire ? L’argent ? « Le plaisir, la satisfaction du devoir accompli pour mes clients, le bonheur du partage, répond elle-même l’intéressée, sourire franc, regard rieur. J’aime trop les gens pour penser à autre chose qu’eux. »

Les gens en question, ce sont ses associés et collaborateurs de TEN France, son premier -et à ce jour seul- cabinet depuis l’obtention de son CAPA, en 2010, et l’ensemble des équipes avec lesquelles elle assure former une grande et belle famille.

Les gens, ce sont ses modèles de la profession, et le premier d’entre eux, François-Xavier CHEDANEAU, bâtonnier élu au Barreau de Poitiers, son associé des débuts, dont elle partagea, six ans durant, le bureau et le savoir-faire. « Un exemple dans sa façon d’exercer », admire Elise, qui a également à coeur de transmettre, à son tour.

“Il n’est pas un matin où je vais travailler en me disant que je voudrais faire autre chose. Je crois que je suis à ma place.”

Les gens, ce sont aussi, et surtout dirons-nous, tous ces clients qu’Elise GALLET s’est évertuée à écouter, à rassurer, à sortir de l’ornière depuis quinze ans, ces chefs d’entreprise, hommes et femmes avant d’être dirigeants, qu’elle défend à longueur d’année de conseil de prud’hommes en cour d’appel et de Charybde en Scylla, ne rechignant jamais à affronter les vents contraires pour mieux les repousser.

« Dans ce métier, j’étanche en chaque occasion ma soif de découverte et d’accompagnement dans mon domaine d’expertise. Il n’est pas un matin où je vais travailler en me disant que je voudrais faire autre chose. Je crois effectivement que je suis à ma place. »

La petite fille qui se rêva tour à tour prof de sport, kiné et ingénieure sur un circuit automobile a vécu. L’ado qui, de cour(s) de lycée en barres asymétriques, se laissa imperturbablement guider par le goût de l’effort est plus que jamais vivante. La jeune femme elle-même qui découvrit le droit du travail en 3e année de fac, se prit très tôt d’affection pour les acteurs du monde entrepreneurial, qu’elle soutient indéfectiblement aujourd’hui par ses engagements divers, et se barda in fine d’un Master 2 en droit des Affaires et de l’Entreprise, est prête à se donner corps et âme, vingt, trente ans et plus, au sacerdoce d’une carrière tout entière tournée vers les autres.

Elle court, elle court la vie…

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