Ça roule pour les filles !

Quatrième au classement mondial du World Tour l’an passé, l’équipe féminine cycliste FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope espère marquer de son empreinte la saison 2022, dominée par le retour du Tour de France fin juillet. 

En sport comme dans bien des domaines, l’appétit vient en mangeant. L’adage vaut assurément pour l’équipe féminine FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope, dont l’exercice 2021 a laissé entrevoir de fort belles promesses. Aux deux victoires, décrochées par Cécilie Uttrup Ludwig au Tour de Burgos et Evita Muzic au championnat de France en ligne, sont ainsi venues s’ajouter de nombreux accessits. 2022 s’annonce sous les mêmes auspices. 

Pour sa seizième année d’existence, l’héritière de Vienne Futuroscope, créée, en 2006, par l’entrepreneur naintréen Gatien Merlot pour permettre à sa fille Emmanuelle de vivre pleinement de sa passion pour le vélo, nourrit de hautes ambitions. « Nous avons coché plusieurs classiques, prévient Stephen Delcourt, le manager général, la Strade Bianca, la Tour des Flandres, Paris-Roubaix, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège et, bien sûr, les grands tours, comme le Giro et la Vuelta, que nous avons terminés aux 6e et 4e places en 2021. » 

Quatrième formation féminine mondiale et à ce jour seule représentante française sur le circuit World Tour, la structure dirigée par Stephen Delcourt et son épouse Manou Merlot, passée de la route à la présidence, s’est fixé un autre objectif majeur : le Tour de France, de retour après plus de trente ans d’absence. « L’apparition du Paris-Roubaix féminin en 2021 a fait la preuve que ce cyclisme-là pouvait générer de formidables spectacles, sourit Stephen Delcourt. Du 24 au 31 juillet, le Tour de France va donner à voir huit Paris-Roubaix. Et nous voulons y briller. » Un seul regret : qu’il n’y ait pas de contre-la-montre dans cette Grande Boucle. Avec le renfort, cet hiver, de l’Australienne Grace Brown, 4e des derniers JO sur le chrono, et de l’Italienne Vittoria Guazzini, championne d’Europe espoirs 2021, la formation made in Vienne, grosse PME de trente et un équivalents temps plein -dont quatorze cyclistes- et 2,3M€ de budget, aurait eu de sacrées cartes à abattre. Qu’à cela ne tienne, elle le fera sur d’autres terrains de jeu.

« L’apparition du Paris-Roubaix féminin en 2021 a fait la preuve que ce cyclisme-là pouvait générer de formidables spectacles. Pour son retour, du 24 au 31 juillet, le Tour de France va donner à voir huit Paris-Roubaix. »

Stéphen Delcourt, manager général
de FDJ-Nouvelle-Aquitaine-Futuroscope